Enfant du 2.0, cette note n'est pas pour toi
Comme tu penses que l'Internet n'existait pas au 20ème siècle, souviens toi quand même de Geocities. Attention ces lignes ont été écrites en 1997.
En juillet 1995, Beverly Hills Internet, fournisseur d’accès Internet de Los Angeles, décide d’ouvrir son espace d’hébergement, réservé à l’origine à ses abonnés, à l’ensemble de la communauté Internet. Le concept retenu est celui d’un ensemble de villes virtuelles thématiques dans lesquelles les internautes peuvent occuper une adresse, leur pages personnelles devant en théorie correspondre à l’esprit du thème de la ville (par exemple, l’art de vivre pour Paris). La mise à disposition gratuite d’un méga-octet (puis de deux, plus une adresse mail) à tout internaute désirant se constituer un ensemble de pages webs a fait connaître une croissance exponentielle de l’activité de Geocities. Moins de deux ans après son lancement, Geocities accueille près de 600.000 personnes répartis dans 33 villes virtuelles (soit plus de 2.500 nouveaux sites web par jour).
Le service d’hébergement offert par Geocities est gratuit pour tous les internautes, mais Geocities réussit à générer des recettes qui proviennent :
· des internautes désirant un espace plus important de 10 méga-octets (service d’hébergement amélioré Geoplus facturé 5 dollars par mois),
· des entreprises car l’hébergement de sites commerciaux n’est jamais gratuit (50 dollars par mois pour un espace de 5 méga-octets et un trafic quotidien de 50 méga-octets),
· des publicitaires comme American Airlines, Honda, Intel, IBM, Microsoft, Toyota, Wall Street Journal, qui ont accès à l’un des sites les plus visités au monde (7ème selon l’étude de PC-Meter de février, 7ème également selon l’étude française Echo, cf. annexe). Geocities n’est devancé par aucun fournisseur de contenus : seuls les annuaires et moteurs de recherche et les éditeurs de logiciels sont plus populaires,
· des achats effectués par les internautes dans la place de marché virtuelle GeoMarketPlace : achats effectués directement auprès du commerce électronique de Geocities (Geostore) ou auprès d’autres commerces électroniques hébergés par MarketPlace (comme Internet Shopping Network, distributeur de matériels informatiques).
L’actionnaire principal de Geocities demeure CMG@Ventures (41%) dont la part a été diluée lors de l’augmentation de capital par l’arrivée de SOFTBANK (grand éditeur mondial de presse informatique, chiffre d’affaires de 1.6 G$ en 1996, 6.500 salariés, cotation à Tokyo), de Chase Capital Partners (3.5 G$ d’actifs, groupe Chase Manhattan Bank) et de Innocal (financé par un fonds de pension californien).
CMG@Ventures est une filiale de CMG Information Services, société investissant dans le secteur informatique que ce soit dans le domaine logiciel ou le domaine Internet. CMG Information Services, dont le seul actionnaire connu est Microsoft (5% acquis lors de l’achat de Netcarta, filiale de CMG), possède par l’intermédiaire de CMG@Ventures un ensemble de participations dans des sociétés informatiques dont les logiciels sont promus et fédérés par Geocities : Lycos (célèbre moteur de recherche), Black Sun Interactive (interface 3D VRML), Netcarta (rapprochement des navigations web et windows), Vicinity (annuaires pages jaunes).








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